psycho diverses - Jean-Louis Mendez, psychologue / Réseau Souffrance-et-travail

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Comment choisir son psychologue ?
 

Notes préalables :
                                                  • Le mot psychologie signifie "logique de l'esprit", plusieurs courants s'inscrivent dans cette discipline.
                                                  • Tout psychologue à un niveau d'étude correspondant au master 2 (niveau I). Pour être reconnu thérapeute, il doit avoir effectué des études théoriques et pratiques lui permettant d'exercer à ce titre.
                                                  • Les psychopraticiens ne sont pas des psychologues. Le terme de psychopraticien est libre d’emploi et tout le monde peut y prétendre.  Toutefois, certains psychopraticiens sont certifiés par diverses écoles. Ils se retrouvent sous différentes pratiques : sophrologie, hypnose, programmation neurolinguistique, coaching, etc.
                                                  • Les psychiatres, comme tout médecin doivent valider un tronc commun de 6 ans avant d’effectuer une spécialisation de 4 ans. Il sont habilités à prescrire un arrêt de travail ou des médicaments. Leurs prestations sont intégralement remboursées par la sécurité sociale lorsqu'ils ne pratiquent pas le dépassement d’honoraires. Leur savoir-faire pourrait s’apparenter à celui des psychologues concernant les névroses, avec une compétence élargie aux psychoses. Lui seul peut poser un diagnostic basé sur une évaluation incluant un examen mental et physique, des analyses de laboratoire, de l’imagerie médicale (par ses connaissances médicales et en chimie du corps, entre autres).
                                                  • Les activités des psychiatres, psychologues et psychopraticiens peuvent être abordées isolements ou non. Attention toutefois à un recours exclusif et récurrent aux psychopraticiens car cela pourrait retarder (occulter puis aggraver) une prise en charge nécessaire.

 
Hormis les courants de la psychologie qui n'ont pas pour objet la thérapie individuelle,
deux orientations générales se dessinent :

L'une cherche à contrarier une disposition mentale (bégaiement, phobie, angoisse, burnout...) en appliquant une méthodologie qui va anesthésier ou déplacer des comportements, valorisant le "bien-être mental". Elles proposent parfois des programmes globaux regroupant diverses appellations telle que : thérapies cognitives et comportementales (EMDR, PNL…), thérapies systémiques, psychologie positive, atelier sportif, réflexologie, sophrologie...

L'autre s'inscrit dans l'analyse des situations vécues, par un travail clinique relevant de la singularité de chacun dans la situation. Il s'agit de questionner un ensemble d'éléments nuisibles à sa santé, visant à une meilleure compréhension de soi et de son environnement. Il s'agit de trouver le sens caché des actions voire de le révéler.
      • Les psychologues cliniciens vont principalement s'appuyer sur la personne dans ce qu'elle est ou l'individu dans ce qu'il est
      • Les psychologues, cliniciens du travail, vont s'appuyer principalement sur la personne dans ce qu'elle fait ou l'individu ou le groupe d'individus dans ce qu'il fait.
« Soyez vous-même », « libérez le potentiel qui est en vous » sont des injonctions à l’authenticité (notamment dans le monde de l’entreprise où de nombreuses mini-formations sont proposées voire imposées pour les obtenir). Ne pas « tenir » ce paraître émotionnel sur la durée apparaît alors comme une faiblesse personnelle.  À mon sens, recouvrer sa santé c’est d’abord pointer les limites et les impasses de ces injonctions en vue de s’en libérer.  Autrement dit, c'est affirmer son libre arbitre en laissant émerger cette "capacité de transformation en soi, pour soi" - elle ne peut s'obtenir que par une élaboration conjointe ;     
 
Pour quels besoins ?
 
Pour un même besoin thérapeutique, toute méthodologie peut être utilisée. Par ailleurs, plusieurs méthodologies peuvent être utilisées simultanément.
 
La spécificité de la psychopathologie du travail exercé par les psychologue du travail du réseau « Souffrance & travail » réside dans :
 
L’accompagnement médico-administratif pour évaluer et résoudre certains aspects propres à ce qui agit entre le salarié et l’employeur, le médecin du travail, le médecin-conseil de la CPAM, etc. que l’on soit de droit public ou de droit privé ;
 
Une connaissance fine des milieux de travail, des organisations, et des articulations sociales entre salariés, et entre salarié et employeur ;
 
La prise en compte la centralité du travail, autrement dit, tout ce qu’implique le travail pour soi et en soi au regard de la société, de ses proches, etc.
 
La recherche de moyens d’action visant à transformer la situation vécue sans s’en détourner.

Pour autant chaque praticien, à l'intérieur de ce réseau, a des approches additionnelles spécifiques.

Quid de la psychanalyse ?

Nous pourrions traduire "Faire une psychanalyse" par : "faire l'analyse de ses actions inconscientes". Nous pourrions également le traduire par :  " faire un travail de traduction d'une énigme". Ce travail vise à repérer les éléments traumatiques survenus dans l'enfance par les indices que laissent certaines de nos actions récurrentes (pas immédiatement compréhensibles). Autrement dit, il vise d'abord la recherche d'une compréhension de soi dans ses actions (comprendre la dynamique à l'œuvre qui sous-tend chacune de nos actions) - ce qui peut être une "aventure passionnante et essentielle de soi". Cela n'implique pas directement (mais indirectement, et sur le long terme, oui) une action thérapeutique.
C'est donc une pratique très différente de la psychopathologie, psychopathologie dont la finalité est l'homéostasie (la recherche d'un équilibre, sur le plan de la santé). Notons que la pratique psychanalytique n'a pas pour seule finalité de permettre à tout un chacun de "faire une psychanalyse".
Précisons qu'en psychodynamique du travail (courant directement attaché à la psychanalyse), le travail représente pour le Sujet une deuxième chance pour élaborer et métaboliser ses souffrances infantiles. Autrement dit, pour elle, l'obtention de la santé humaine peut se faire par le travail dès lors qu'il mobilise toute la subjectivité du sujet (effet de la sublimation) ; c'est lorsque cette métabolisation ne peut plus se faire, que le Sujet devient malade.
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